Les femmes vont sauver le monde

Publié le 14/11/2016

Anne Hidalgo et Hakima El Haite au lancement de Women4climate
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Samedi 12 novembre, j’ai passé ma première journée à Bab Ighli, le site officiel de la COP22. Cette journée marquait aussi la fin de la première semaine de négociation, c’était donc l’heure du bilan de mi-parcours. Et une occasion pour moi de voir ce que j’avais manqué… Car j’étais convaincu que la question des iniquités Nord-Sud serait LE thème le plus important de cette COP.  Notamment parce qu’elle se déroule sur le continent africain qui incarne cette iniquité : sa population est celle qui contribue le moins au problème climatique et celle qui le subit le plus.

Eh bien, je me suis trompé !  C’est une autre forme d’iniquité, celle du genre, qui a pris le haut du pavé lors de la première semaine. Avec l’agriculture, c’est l’un des seuls sujets sur lequel les négociateurs se sont entendus lors de la première semaine de travaux.

Dans le cadre du lancement de l’initiative Women4Climate, le 11 novembre, la ministre de l’Environnement du Maroc, Hakima El Haite, y allait de cette déclaration :

Parmi ceux qui subissent les catastrophes naturelles dues au changement climatique, les femmes sont les plus grandes victimes. Elles sont les plus vulnérables, notamment en Afrique où 40% de la force de l’emploi est produit par des femmes. Il est impératif d’impliquer toutes les forces vives féminines dans la transformation globale ; car les femmes sont sur tous les fronts. *

Lors de la même activité, Anne Hidalgo, mairesse de Paris, affirmait que les défis climatiques conditionnent tous les autres. Ils conditionnent les questions de lutte contre la pauvreté, la paix dans le monde. Il y a un leadership de femmes capables de porter ces questions au niveau national, local, international, parce que confrontées à ces réalités, nous avons été convaincues de nous engager de façon extrêmement objective. Elle ajoutait même cette affirmation percutante : Les négociations de l’Accord de Paris ont abouti grâce à des femmes leaders.*  Rien de moins.

Au Québec aussi nous pouvons miser sur le rôle prépondérant que les femmes peuvent jouer dans la lutte contre les changements climatiques. Tous les sondages qui portent sur l’environnement montrent systématiquement une sensibilité plus grande des femmes à ces questions. Il y a forcément des leçons à en tirer, ne serait-ce qu’en termes de stratégie de mobilisation.

Pourquoi les femmes sont-elles plus sensibles en général, et au climat en particulier ? Au sein de votre couple ou dans votre milieu de travail, comme moi vous avez assurément déjà remarqué que les hommes et les femmes n’ont pas la même zone de « confort thermique ». Pendant que les hommes se plaignent qu’il fait trop chaud, les femmes, elles, estiment généralement qu’il fait trop froid. Ce n’est pas seulement pour la température que les femmes sont plus sensibles. Tous leurs sens sont en général plus aiguisés (odorat, ouïe…). Il y a une explication bio-comportementale à cet état de fait. C’est leur responsabilité de protectrice, de gardienne de la progéniture et de la cellule familiale qui place naturellement leurs sens en alerte.

Plus grande sera la place des femmes dans la société, plus grandes seront nos chances de résoudre la crise climatique, et sans aucun doute beaucoup d’autres crises mondiales.

* Source des citations

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