NEXT #7 : Une résilience intérieure

Publié le 22/03/2018 - en partenariat avec NEXT – Web-série documentaire

Un nouvel épisode de Next est sorti ! Cette web-série documentaire, financée grâce à tipee, nous parle d’effondrement. Le dernier épisode nous parlait de déni ; dans ce septième épisode, il est temps de parler de résilience.

Le Larousse nous définit la résilience comme une « caractéristique mécanique définissant la résistance aux chocs d’un matériau ». Ce qui nous intéresse ici n’est pas de savoir si votre réserve personnelle de lingot d’or se remettra d’un tremblement de terre. En psychologie la résilience désigne un phénomène qui permet à un individu de se reconstruire après un traumatisme. Prendre acte de l’événement traumatique pour ne pas sombrer dans la dépression ou bien en sortir.

Tout au long de Next, son réalisateur Clément Montfort nous a bien démontré que l’effondrement n’est pas qu’un fait : c’est une émotion violente. Nous retrouvons ici un personnage récurrent de la web-série, Pablo Servigne, auteur de Comment tout peut s’effondrer.

Il partage avec nous un échange de mail avec une lectrice. Ses mots, forts et poignants, brosse le portrait d’une femme en pleine résilience. « J’ai mal chaque matin en ouvrant les yeux ». Pour cette jeune maman, prendre conscience de l’effondrement proche de nos sociétés modernes a été tout à la fois une libération et un traumatisme puissant. Un an après ce premier message qui indique un fort état dépressif, elle en envoie un autre, plus apaisé. Elle se dit brisée mais lucide. Elle a adapté son mode de vie pour essayer d’offrir un avenir plus radieux à sa fille, elle a renoué avec ses voisins…

Pablo Servigne parle d’une spirale positive. En faisant face à des émotions aussi sombres que l’angoisse ou la peur de la mort, on déclenche un cercle vertueux. Une vague d’espoir succède au désespoir et change nos actions et notre quotidien.

Un nouveau discours environnemental

Pablo Servigne tâtonne, opère un véritable travail de recherche pour comprendre ces phénomènes et les conséquences de son livre sur ses lecteurs. Il découvre un peu de colère, mais aussi beaucoup de gratitude. Comme si prendre conscience de l’effondrement était une libération pour ces écologistes. Il découvre aussi une nouvelle façon de parler de l’écologie.

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Nous sommes de plus en plus nombreux, Place To B compris, à ne vouloir parler que des choses positives. À parler de solution plutôt que de catastrophe pour éviter la démobilisation. Pour Pablo Servigne, cette approche est en partie fausse. Son travail sur l’effondrement à mis à jour un paradoxe : parler frontalement des catastrophes permet une reconnexion avec soi-même, et donc avec ses combats et sa mobilisation.

Il découvre aussi l’importance des émotions face à la simple raison. Pas question pour lui de parler uniquement chiffres et rapport anxiogène. « La raison sépare, les émotions rassemblent. » Il ne veut pas faire peur, mais prendre soin de la personne en face de lui. Oui, il est catastrophiste. Mais il préfère parler de ses ressentis face à ses découvertes, ses prises de conscience, plutôt que de les distribuer, froides et sans chair, à son public.

Pour soutenir Next et le travail de Clément Montfort sur l’effondrement et la collapsologie, vous pouvez partager sa vidéo et même le soutenir sur tipee !

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