Le climat au Festival International de Journalisme de Pérouse

Publié le 18/04/2017

Du 5 au 9 avril se tenait le onzième Festival International de Journalisme à Pérouse en Italie. Au sommaire de cette année, les fake news, Trump et le Brexit, mais le climat n’a pas été mis de côté.

Depuis une dizaine d’années, de plus en plus de festivals et conférences autour du journalisme se créent et prennent de l’ampleur. En France, les médias et reporters se retrouvent aux Assises du journalisme de Tours, aux Ateliers de Couthures ou aux 48h de la pige. A l’international, c’est le Festival de Journalisme de Pérouse qui fait figure de proue, rassemblant des centaines de journalistes, chercheurs et militants du monde entier.

Collaborations et échanges

Pour les journalistes en constante interrogation sur leur métier, les festivals se révèlent être une bouffée d’air et d’inspiration. La profession se renouvelle et il est nécessaire pour eux de se rencontrer, de collaborer et de réinventer les médias. Un festival international a pour objectifs d’informer sur un sujet international en particulier, soutenir les journalistes à l’étranger et créer des coopérations entre journalistes. L’épisode des Panama Papers en 2016 a démontré la nécessité de développer des réseaux hors des frontières.

Ce besoin d’échanger se révèle essentiel lorsque l’on parle du climat, car l’enjeu est mondial. Ce fut l’objectif de Place To B lors de la COP21 à Paris: rassembler les journalistes, militants et artistes du monde entier pour parler du climat autrement. On a pu retrouver ce type de collaboration avec Radio Climat pendant la COP22 ou avec les récentes enquêtes de The Guardian et Greenpeace.

Parler du climat, c’est parler des gens

A Pérouse, une conférence traitait de la couverture du changement climatique à l’ère du numérique Les interrogations demeurent les mêmes : parler du climat sans tomber dans des expertises barbantes, est-ce possible ? Comment parler du climat aux jeunes ?

Crédits photo Michele Agostini

Avant de couvrir la COP21, Milène Larsson de Vice se demandait quelle était la meilleure façon d’en parler : «Le climat est abstrait, on ne peut pas discuter avec lui. Par contre, on peut rencontrer les personnes directement affectées par le changement climatique et ceux qui se battent contre les gros pollueurs. » Elle a alors décidé de couvrir les manifestations et l’émergence d’une société civile interconnectée : « J’ai réalisé qu’il y avait des gens de 80 pays différents. Ils se sont tous rassemblés dans la rue alors que la France était sous état d’urgence après les attaques de novembre. C’était fort. »

Journalisme de solutions

Les récits sur le changement climatique ne sont pas forcément négatifs. Milène explique que le journalisme de solutions peut aussi être un bon moyen de susciter de l’intérêt chez les jeunes. « Le changement climatique est une opportunité, énonce-t-elle, une opportunité d’entrevoir une société meilleure où la corruption et la pollution seraient obsolètes.

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