Une courte nuit pour redonner du sens à ma mission

Publié le 09/11/2016

Je parle de ma mission ici, à Marrakech. Pas de ma Mission sur la Terre. Quoique…

J’avais déjà pris la peine de commencer la rédaction de ce premier billet le mardi 8 novembre, avant mon départ. Une mise en contexte sur les principaux enjeux de la COP22, les différences avec la COP21 à Paris l’an dernier, mes motivations, mes ambitions.

Et puis, bang ! Le choc. On tue la Une. Le résultat de l’élection présidentielle américaine est venu tout bouleverser. Il n’y a pas de mots justes pour définir ce que j’ai ressenti. Tout mon enthousiasme s’est effondré. Je partais pour la COP22 avec l’intention de contribuer à la mobilisation dans l’action à la suite de l’accord de Paris, et soudain le deuxième pays plus grand émetteur de GES de la planète place au pouvoir un climato-sceptique notoire. Et si ce n’était que ça… Cela donne froid dans le dos quand on consulte ses déclarations sur les questions environnementales, dont certaines sont compilées dans un texte de Paris Match (j’ai toute sorte de références n’est-ce-pas ?!).

L’environnement déjà c’est quelque chose. Mais le personnage se trouve aussi à des années-lumière de moi quand je compare mes valeurs aux siennes.

Bref, il fallait me ressaisir. Et j’ai eu un fichu bon coup de pouce.

Un message, vers 7 h du matin sur le répondeur du bureau, du responsable du développement durable d’une importante entreprise avec qui j’avais eu l’an passé des discussions en vue d’un éventuel partenariat dans la lutte contre les changements climatiques. Sa réaction à lui en ce lendemain d’élection, c’était de me rappeler pour qu’on reprenne nos échanges. La menace d’un important recul des États-Unis sur le climat était pour lui une sorte de wake-up call pour accélérer l’action. Pourquoi pas le voir sous cet angle ? Ce fut en tout cas suffisant pour me redonner espoir.

J’aurai assurément l’occasion dans mes prochains billets de revenir sur ce sujet tellement il risque d’occuper une grande place. Peut-être pas dans les négociations comme telles, mais sûrement dans les discussions de corridor.

Mise en contexte sur mon rôle à la COP22

Le RNCREQ (Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement, une association québecoise) ne participe pas à la COP dans le but d’influencer les négociations internationales. Sa contribution est ailleurs. Parce qu’il possède une vaste expérience en matière de lutte contre les changements climatiques, le RNCREQ constate malheureusement qu’en dépit des promesses et des objectifs de réduction de GES (tant à l’échelle internationale que nationale, régionale ou locale), la mise en œuvre des politiques se bute à plusieurs contraintes (dont des changements de gouvernement, n’est-ce pas ?!).

Pas besoin de chercher bien loin, toutefois, pour constater cet écart entre les intentions et l’action. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe au Québec et au Canada pour se rendre compte à quel point il est difficile de renoncer aux choix qui ne sont pas en phase avec ces objectifs. Les gouvernements sont attirés par la production d’énergie fossile et les citoyens, eux, achètent de plus en plus de voitures, lesquelles sont de plus en plus grosses.

En conséquence, le RNCREQ participe à ce rassemblement international dans l’optique de partager avec les acteurs concernés ou intéressés par le volet de la mise en œuvre. C’est ce qu’on appelle « l’autre COP ». Elle réunit les gouvernementaux nationaux et territoriaux, les institutions, les entreprises et les ONG intéressées par l’action. C’est l’occasion de faire connaître les solutions, de comprendre les enjeux de mise en œuvre, de susciter la mobilisation, de créer des alliances, de développer des partenariats, etc.

  • Plus spécifiquement, le RNCREQ portera une attention particulière aux thèmes suivants lors de son séjour :
    L’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action à l’échelle des villes et des régions.
    Les stratégies innovantes pour susciter l’engagement et la mobilisation des acteurs.
    La prise en compte des enjeux d’équité sociale dans le choix des solutions (comme dans le cas de l’électrification des transports).
    L’impact de la transition énergétique et climatique sur le monde du travail.
    La façon d’engager les décideurs en matière d’adaptation aux changements climatiques.

Pour atteindre ses objectifs, le RNCREQ s’est joint à la mission commerciale organisée par Export Québec, en plus de faire partie de la délégation CAP COP22.

Ce séjour est rendu possible grâce à la contribution financière du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

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