Portraits des bénévoles Place to B – N°9

Publié le 11/12/2015

Marion, 27 ans

IMG_7947« J’ai suivi une formation en communication et aujourd’hui je suis consultante en communication dans le secteur de la santé. Je ne me rappelle plus comment j’ai connu Place to B, je suis tout un tas de pages Facebook liées au développement durable donc j’ai dû y arriver comme ça !

Pourquoi place to B ? Déjà je ne suis disponible qu’après ma journée de travail donc difficile d’avoir l’impression de participer à la COP21 dans ces conditions…

Outre ce côté logistique, c’est surtout la transdisciplinarité et l’ambiance de ce lieu qui m’inspiraient vraiment ! Je conçois les enjeux du développement durable comme éminemment rassembleurs et je réfrène mon « envie d’urgence » par un enthousiasme débordant ! J’envisage la COP21 comme une fête (indispensable et hautement utile) plutôt qu’une punition !

Bourguignonne de naissance et de cœur, j’ai grandi dans une famille vigneronne, où convivialité et respect de la terre étaient de mise. Le nez dans les bouquins, les étoiles dans les yeux quand on me parlait littérature, art et théâtre, j’ai voyagé et mis du temps avant de réaliser à quel point la tradition familiale était belle et respectable… Ma sensibilisation au développement durable n’a donc pas commencé devant un pied de vigne (belle tête de caboche) mais lorsqu’au lycée, on nous a emmenés visiter un centre de tri. Depuis, ces enjeux me passionnent, et surtout celui de la consommation responsable.

Maintenant Parisienne (et plus que jamais), je fais mon petit bout de chemin en étant bénévole à la Ruche qui dit oui et en mettant à profit mes compétences en com’ pour des causes qui me tiennent à cœur (la dernière en date : l’ouverture d’un magasin de producteurs à Rouen : Le Local). Dans ma vie professionnelle, je suis consultante dans une agence de relations publiques dans la santé où je tyrannise mes collègues et chefs avec le tri (« Ha ouais ça se recycle les canettes ? » #facepalm), les tomates cerises en novembre (« bah moi j’y connais rien, ça pousse pas toute l’année sous serre ? » #doublefacepalm) et les journalistes qu’on envoie à Bordeaux en avion (« La conf’ est plus près de l’aéroport » #okjesautemaintenant)…
Vous l’aurez compris, en 3 mots : râleuse, souriante (oui j’aime les contradictions) et passionnée !
Pour finir, je suis hyper enthousiaste à l’idée de rejoindre cette belle aventure pour mobiliser toute mon énergie pour organiser de grands et beaux événements et sensibiliser À FOND 🙂
Côté attentes :
  • je vois la COP21 comme une prise de conscience collective et de vraies avancées légales
  • je vois Place to B davantage comme un petit kiff personnel pour donner un coup de main, découvrir des initiatives, des artistes et des personnalités qui m’enrichissent et me font croire en un bel avenir ensemble. »

Isabelle, 42 ans

IsabelleJe suis architecte spécialiste des questions de logement, de patrimoine et de reconstruction dans les milieux précaires et en développement.

J’ai connu Place to B par une amie, Kim, qui m’en a parlé. J’ai voulu m’y engager parce que je trouvais le concept sympa. Je fais essentiellement de la traduction.

Je voulais m’engager pour la COP21, même de loin. En effet, c’est depuis très jeune que je sais que notre futur est lié à l’environnement. Peut-être que pour nous canadiens, c’est quelque chose qu’on apprend à l’école tout jeune. Mais plus tard, en tant qu’architecte, j’ai voulu travailler directement avec ceux qui avaient le moins, pour faire une différence. Et en fait, c’est encore plus crucial, à cette échelle, et avec les moyens disponibles, d’être en symbiose avec l’environnement.

Construire pour ceux qui ont très peu signifie que les énergies renouvelables et les matériaux disponibles ne sont plus des choix “à la mode” mais des choix nécessaires pour un résultat vraiment adaptée aux besoins de ces démunis. Mes espoirs sont que les ententes ratifiées (quelles qu’elles soient) soient respectées… (Ce sont peu de mots, mais c’est beaucoup)… »

Sylvie, 28 ans

sylviedm« Après des études de droit je me suis orientée vers le développement durable un peu par hasard, ce qui m’a donné l’opportunité de travailler un an en alternance en tant que chargé d’organisation RSE dans une société d’assurance.

Je cherchais à m’impliquer donc je suis inscrite sur la plateforme « Paris je m’engage » sur laquelle était diffusée une proposition de bénévolat pour Place to B et j’ai postulé !
Place to B porte bien son nom, c’est le lieu où il faut être pour échanger, partager son point de vue, « brainstormé » sur la question du changement climatique et découvrir les initiatives qui sont mises en place aux 4 coins du monde. On a vraiment l’impression de participer à quelque chose de grand, de faire partir d’une communauté unique en son genre.
Ici, j’aide surtout sur le pôle logistique avec Aurore et Donatienne. Je suis en équipe sur des missions d’accueil, d’information des résidents, des coworkers et du public.
C’est au travers de mes études que j’ai pris conscience de la responsabilité que l’humanité avait envers l’environnement. Aussi, les scandales environnementaux comme l’Amoco Cadiz, l’Erika etc sont autant de raisons qui m’ont marquées.
Par rapport à la COP 21 comme tout le monde, je souhaite qu’on arrive à un consensus mondial sur les mesures et les actions à prendre pour limiter les dégâts et que tout les Etats jouent le jeu et respectent leur engagements.
Pour Place to B, pourquoi pas devenir un événement indépendant qui survivrait à la COP grâce à son réseau et deviendrait un rendez vous pour la communauté civile internationale avec son propre agenda ? »

Lilia, 26 ans

IMG_6812« J’ai travaillé un an avec un entrepreneur social sur des projets de logements participatifs en tant que responsable web marketing et communication. C’était très enrichissant. Ensuite, j’ai trouvé un job en tant que chargée de communication digitale au MSC (Marine Stewardship Council), un éco-label en faveur de la pêche durable.
Je souhaite actuellement évoluer sur un poste plus analytique de gestion de projet par exemple.
Lors de mon expérience en tant que responsable communication pour COAB, start-up sociale souhaitant développer l’habitat participatif en Ile-de-France, j’ai eu l’opportunité d’assister à de nombreux d’événements dont la soirée de lancement du projet Place to B. J’ai tout de suite proposé mes services car j’ai trouvé l’initiative géniale. Je trouvais ça vraiment top de pouvoir mettre à disposition mes compétences professionnelles, et mon savoir-faire au service d’une cause et d’un événement comme celui-ci.
Je pense que sensibiliser est la première action à entreprendre, notamment en construisant un nouveau récit sur le changement climatique.
Ma sensibilité au développement durable remonte à plusieurs années, elle a débuté entre mon M1 d’économie internationale et mon M2 en relations internationales. J’ai effectué en 2011-2012 une année de césure en Australie. A cette époque, j’avais du temps libre pour visualiser un grand nombre de documentaires sur les conséquences du réchauffement climatique, l’économie, nos modes de vie etc… et, d’une certaine manière, le fonctionnement de nos sociétés me révoltait. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de travailler pour une association en faveur de la protection des fonds marins.
Quand je suis revenue à Paris, j’ai gardé cette appétence pour ces sujets. En terminant mon master, j’ai souhaité continuer dans cette voie.
Travailler dans au sein de cet écosystème entretient mon désir de changer les choses. Il était nécessaire, pour moi, de m’impliquer sur certaines des actions développées pendant la COP21. C’est génial de pouvoir rencontrer autant des personnes qui dédient de leur temps pour cette cause ! L’atelier de la Creative Factory auquel j’ai pu participer m’a également donné l’opportunité d’utiliser la danse comme moyen de communication. J’espère avoir aidé à travers ces actions de sensibilisation, à démocratiser un peu plus le sujet du réchauffement climatique. »

Thomas 26 ans

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« Je suis diplômé de l’université Paris Dauphine, master développement durable. J’ai fait ma deuxième année de master à Vienne et je travaille depuis 2 ans en tant que responsable RSE pour le groupe Dessange Int. J’ai créé le poste et la politique Développement Durable du groupe. Nous sommes d’ailleurs le premier réseau de salons à avoir calculer notre empreinte environnementale (jamais fait jusqu’alors !).
J’ai connu Place to B en m’informant sur les événements en lien avec la COP, mais aussi car je suis le compte Twitter d’Anne Sophie. J’ai voulu m’engager dans la COP car ça me paraissait naturel et intéressant pour moi de me sentir d’un peu plus près l’événement ! Ça fait du bien également d’être entre « acteurs » du changement !
Je me suis engagé auprès de Place to B car l’idée d’un lieu fixe tout au long de la COP rassemblant une telle diversité de nationalités et autant de personnalités différentes m’a plu ! L’esprit, l’ambiance et la bonne humeur m’ont convaincu ! Je me suis un peu occupé de la mise en place le premier jour mais sinon essentiellement de l’accueil et donner un coup de main dès qu’on a besoin ! Pour ce qui est de mon engagement, je ne pense pas avoir eu de déclic particulier. Je ne fais pas non plus partie des gens pouvant dire que mes parents m’ont particulièrement poussé en ce sens…
Je suis rentré dans le DD par la porte « sociale », après une expérience ratée en finance (car je pensais pouvoir en faire  mon métier!) pour mon premier stage post bac…déconnexion avec la réalité, individualisme, esprits cloisonnés etc. autant de comportements qui entraient complément en désaccord avec mes valeurs. En licence science-éco et commerce international, mon idée était de travailler à établir des liens équitables et durables dans les relations de commerce d’où un stage en commerce équitable ! Ensuite lectures et échanges m’ont amené à m’intéresser aux nouveaux modèles économiques possibles et donc au développement durable et là ça a fait TILT !
Forcément, je pense que nous avons besoin d’un équilibre PEOPLE PLANET PROFIT, pour que le développement profite au plus grand nombre et soit plus positif sur tous les aspects ! Je ne suis pas un anti-business car je pense que les entreprises détiennent beaucoup de clés dans ce changement mais elles ont souvent besoin qu’on leur montre la voie… J’aime bien dire que je suis le ver dans la pomme, mais un ver positif.. C’est passionnant je trouve d’interpeller en interne sur ces nouveaux enjeux.
Je n’ai plus d’attentes envers place to B car je trouve que l’événement a rempli toutes les espérances ! Public en nombre, personnalités influentes, retombées… Bravo!
Pour ce qui est de la COP, on ne peut qu’attendre un accord définitif contraignant qui n’oublie pas la place et la responsabilité de chacun des Etats dans la réduction de leur empreinte carbone (avec financement à la hauteur !). D’un point de vue plus pratique, j’espère que l’intérêt pour le climat et l’environnement dans sa globalité va perdurer après la COP, pourquoi ne pas poursuivre avec un Place to B en ligne ou physique trimestriel jusqu’à la prochaine COP 🙂

Vanessa, 38

VanessaBibliothécaire de formation, je suis actuellement réviseure, chercheuse et rédactrice à mon compte. J’ai connu Place to B via la plateforme « Tous bénévoles ». Je ne cherchais pas des organisations pour la COP spécifiquement mais quand j’ai vu l’annonce sur le site, elle a immédiatement retenue toute mon attention. Je réalise des traductions du français vers l’anglais.

Honnêtement je ne pourrais pas identifier un seul moment ou déclic. Par moi-même j’ai toujours accordé de l’attention à l’environnement et aux autres animaux sur Terre. Je faisais partie d’un ‘Save the Earth’ club aux États-Unis quand j’étais adolescente et ça m’a marqué.

Je suis végétarienne et puis devenue végane depuis presque toute ma vie adulte, surtout pour des raisons éthiques mais également pour des raisons environnementales.

J’espère que Place to B réussira à présenter un récit alternatif et qui sera relayé par les médias ‘mainstream’. J’espère aussi que Place to B sera l’occasion de créer et engendrer une ambiance optimiste & ambitieuse pour les différents participants. J’espère que Place to B sera à l’origine de rencontres productives et d’initiatives créatives. De la COP21, je m’attends à un accord ambitieux et contractuel. C’est notre dernière chance, on n’a plus du temps à perdre ! »

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