Portraits des bénévoles Place to B – N°6

Publié le 08/12/2015

 Margaux, 27 ans

Margaux« Pour faire court, je suis agricultrice au Chili en formation en montant un projet d’éco-tourisme.
À la base, j’ai une formation de juriste mais je cherchais du sens dans ce que je faisais. Je ne me sentais pas à ma place, je menais une vie très stressante et pas du tout épanouissante. J’avais le sentiment que ma sensibilité et ma créativité n’étaient pas du tout exploitées.

À partir de là, j’ai crée une association et je suis partie réaliser un projet que j’ai monté de toute pièce : »greensolidaritymyway » : 9 mois d’éco-volontariat pour me former sur le terrain dans trois pays : le Pérou, la Bolivie et l’Argentine.

Au Pérou, j’ai travaillé dans un parc national; en Bolivie, dans un refuge pour animaux rescapés du marché noir. Je travaillais également pour la reforestation. En Argentine et au Chili, j’ai fait du WWOOFing : apprendre et partager des pratiques durables en étant volontaire dans des fermes biologiques.

Après ce voyage, j’ai fais le Master « Bioterre » à Paris, dans la gestion de projets et la gestion de ressources naturelles.
Dans ce cadre là, je faisais aussi des missions dans le cadre de REFEDD (le Réseau Français des Étudiants pour le Développement Durable) pour sensibiliser aux enjeux environnementaux et au développement durable.

Je viens de créer un blog trilingue appelé « Happycultors » pour communiquer et en savoir plus sur l’agriculteur du 21ème siècle, quels sont ses enjeux par rapport au changement climatique. A travers cet exemple particulier, je pense que l’on peut sensibiliser de manière générale : j’espère communiquer sur le bien être, la santé, la préservation de la biodiversité à travers l’agriculture et plein d’autres thématiques.

Je pense qu’agir en ville est important; cela permet d’augmenter la qualité de vie de chacun. Je fais donc des actions dans ce sens : j’organise des ateliers, je vais à la rencontre des gens pour vendre nos produits (mon copain est agriculteur dans le vin biodynamique, j’essaie de démocratiser les potagers urbains…), etc.

J’ai décidé de revenir à Paris pour la COP21 (entre autres). J’en avais besoin pour retrouver de la motivation pour mes projets.
J’ai connu Place to B au cours d’une réunion de lancement, avec le REFEDD. L’initiative donne beaucoup d’espoir car dans mon parcours, j’ai été confrontée à beaucoup de désillusions en entrant dans le monde professionnel. C’est cet espoir, mais aussi les idées proposées, avec le changement de discours, non plus moralisateur mais innovant, qui m’ont poussé à donner un coup de main ici et faire partie de l’aventure. Place to B est une opportunité pour le grand public de se réapproprier le changement climatique qui est, selon moi, une conséquence de nos modes de vie; ce qui nous invite à réfléchir notamment notre idée de bonheur. »

Yannick, 28 ans

Yannick« Je suis ingénieur en sciences, spécialisé dans les technologie de l’eau mais je ne me définis pas du tout par ça. À la sortie de l’école d’ingénieur, je n’ai pas voulu rentrer dans un bureau d’études comme 90 % de la promotion. J’avais la chance à l’époque d’avoir un groupe de musique qui m’a permis de m’ouvrir à d’autres perspectives. J’ai alors fait partie du showbusiness pendant 2 ans.

En parallèle, je faisais du sport avec mes frères qui sont sportifs de haut niveau. Toutes ces activités m’ont mené à une réflexion profonde avec deux problématiques communes qui ressortent de tout ça : la déconnexion de l’Homme & de la Nature et l’exploitation de l’Homme & de la Nature. Une vraie prise de conscience est née à partir de là.

J’ai voulu monter un projet de foodtruck mettant en avant l’agriculture raisonnée, biodynamique mais j’ai été confronté à plusieurs obstacles : m’impliquer à fond pour connaître mes partenaires, me reconnecter au local, au terrain, prend du temps et je me suis rendu compte que le projet dans lequel je voulais vraiment m’impliquer était celui de mon autonomie de mes besoins fondamentaux de vie. Je me suis donc immergé complètement dans la nature pendant plusieurs mois à travers différents travaux.

J’ai ensuite découvert l’initiative Terra.coop : un éco-village qui fonctionne à base d’entraide et cherche à assurer les besoins fondamentaux de vie d’une communauté avec un mode de gouvernance partagée.
Pour se nourrir de ce qui a été déjà fait en la matière et valoriser les richesses, un Tour de France du 21 juin au 21 septembre a été entrepris. Ça a été l’occasion de s’enrichir et faire plein de connaissances. Je cherche aujourd’hui à « énergiser » tous les projets citoyens. Je donne un coup de main dès que je peux. Par exemple, je profite de l’environnement à la COY, je redonne spontanément. C’est pareil pour Place to B : mon chemin m’a amené ici et je voulais contribuer au projet car il m’apporte également quelque chose en retour. L’entraide est au coeur de mon système de pensée, surtout pour aider les projets citoyens. J’espère que la COP21 sera le commencement et non pas la finalité d’une entraide citoyenne et l’occasion de se (re)connecter tous ensemble. »

Hari, 23 ans

HariJe suis consciencieuse sur la manière de vivre. Je fais de la philosophie et de la politique au travers de mon art.

Pour moi, l’art c’est de la philosophie visuelle et faire de l’art c’est agir, donc c’est politique. Je chante aussi.

J’ai connu Place to B grâce à Polly Higgins qui est pour moi une femme magique. J’ai eu l’honneur de la rencontrer et de lui poser des questions pour ma thèse « Why was ecocide removed from the Rome Statute in 1996? An investigation into ecological space and the capitalist self ».

J’ai voulu m’engager auprès de Place to B car je veux contribuer à des projets plus conséquents que je n’aurais pas pu réaliser toute seule mais aussi amplifier la positivité.
J’ai toujours eu une sensibilité à l’environnement; ça fait partie de moi : c’est comme si je faisais partie du paysage dans le Lot, ma maison.

Je suis ravie que Place to B se soit trouvé sur mon chemin et à partir de là, je voudrais tirer le maximum des opportunités.

Annelise, 38 ans

Annelise« J’ai connu Place to B par Anne-Sophie et via les réseaux sociaux. J’avais aussi rencontré Flora lors d’évènements, je l’ai également croisée sur Twitter et quand l’occasion s’est présentée, j’ai saisi l’opportunité de contribuer. Place to B était le projet parfait, totalement en phase avec ce que je fais : je suis traductrice, bloggueuse et je suis pas mal sur Twitter. J’essaie de diffuser un maximum les choses positives et les projets innovants.

En participant à Place to B, je suis ce qu’il se passe à la COP21 de l’intérieur. Je ne me voyais pas être seulement spectatrice d’un tel évènement, je voulais être au coeur. Je fais partie de l’équipe live : je diffuse un maximum, je réalise des contenus, je fais des traductions. J’ai aidé également au montage.
J’aime cette émulation, rencontrer des gens de tous les horizons, avec cet esprit ambiant qui est positif et constructif. C’est un évènement super, hyper stimulant.

M’impliquer pour ces thématiques m’est venu au fur et à mesure. C’est parti d’une démarche totalement personnelle au début : faire attention à moi; puis logiquement, cela m’a fait réfléchir à mon environnement, à ce qui m’entoure. C’est un processus qui se met doucement en place. »

Marion, 34 ans

Marion« Je suis chargée d’évaluation de projet en Afrique. J’ai connu Place to B sur le site « Paris je m’engage ». L’idée de se faire le relais de la voix de la société civile me plaisait beaucoup avec le mélange de journalistes blogueurs, etc. Le côté de « fabrique d’idées » est très intéressant.
Je suis sensible au développement durable depuis longtemps, en particulier à la consommation durable. J’y attache de l’importance et je me méfie des tentations de la société de consommation.

J’ai voulu m’impliquer pour la COP21 et en particulier à Place to B car d’un point de vue professionnel, je suis touché par ces questions ayant travaillé sur l’accompagnement des pays du Sud dans le suivi des objectifs du développement durable et plus personnellement, vivre la COP21 de l’intérieur me tenait à cœur.

Je m’occupe de l’accueil et donne un coup de main dès que je peux ! Je me libère le soir et les week-ends. Participer à Place to B c’était l’occasion de suivre l’actualité des négociations, entendre les spécialistes sur le sujet, mais aussi exacerber ma sensibilité propre et peut être faire naître en moi des projets plus concrets et durables pour participer à l’effort mondial d’aujourd’hui.

Guillaume, 23 ans

GuillaumeJe suis un jeune diplômé en développement durable et je fais des piges de temps en temps sur la transition numérique et écologique, sur la convergence des deux mondes.

J’ai connu Place to B grâce à Anne-Sophie, à l’occasion d’un stage précédent. Elle parlait de l’élaboration du projet : la mobilisation de la société civile avec la mise en place d’un espace collaboratif de travail, en parallèle de la COP. À cette étape là, les balbutiements étaient là puis je suis parti à l’étranger.

À mon retour, j’ai retrouvé Place to B, un projet plus concret que jamais !

Mes études tout juste terminées, c’était l’occasion parfaite de m’engager au sein d’une communauté aussi impliquée, en attendant de trouver du travail. C’est aussi l’occasion de définir plus clairement ce que je veux / vais faire ensuite.

J’ai trouvé l’initiative d’un espace ouvert réunissant des profils très différents très intéressante. En tant que bénévole, la liberté de l’engagement a été aussi décisive : c’est nous qui définissons la manière dont on s’engage.

J’ai fait des stages pendant mes études qui ne m’ont pas intéressé car il n’y avait pas de finalité. Je me suis rendu compte que je suis beaucoup trop fainéant pour accomplir les choses s’il n’y a pas de but vertueux derrière. C’est au cours de mon 3e stage que j’ai eu la confirmation que j’avais trouvé la bonne voie. Mon engagement auprès de l’écologie et du social n’est pour moi pas un impératif moral mais du pur pragmatisme. Évoluer dans une société où le bien être est à son cœur, tout le monde y gagne.

Je n’attends pas de miracles des négociations. Je trouve l’idée des contributions volontaires avec vérifications et réévaluations, pertinente. Cela instaure une dynamique positive et c’est toujours mieux que le consensus.

La COP21 c’est aussi un énorme coup de projecteur sur la transition écologique même si je trouve que l’on n’en parle pas assez quand même. J’ai l’impression que les gens se projettent davantage dans le futur, vers l’après. Après le flop de Copenhague, les gens étaient désabusés et maintenant, c’est peut être le rehaussement d’une dynamique positive. Par exemple, certaines villes ont un engagement important et tentent d’insuffler cette dynamique. »

 

 

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