Numérique 1 – Pollution 0

Publié le 15/05/2015

« Nous sommes plutôt contents de l’événement. » Mercredi 13 mai, à l’issue de la matinée d’échanges Numérique vs Pollution à la mairie du XIème arrondissement, Sébastien Vray, porte-parole de l’association Respire et co-organisateur, est soulagé. « C’est une vraie satisfaction de voir réunis, dans la salle des mariages, des praticiens de santé, des acteurs publics, des associations et des start-up de l’économie numérique, pour partager leurs solutions contre la pollution. »

Proposer des solutions concrètes

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Le maire du XIème, François Vauglin, Sébastien Vray (Respire) et Romain Lacombe (Plume Labs). © Plume Labs

Les organisateurs ont lancé le Plume Air Report – une application gratuite pour i-phone : elle permet de suivre heure par heure la météo urbaine de la pollution de l’air pour mieux s’en protéger. L’idée-force est à contre-courant du discours médiatique majoritaire. « On a voulu relever le pari de parler de la pollution non pas comme une fatalité, rappelle Romain Lacombe, co-fondateur de Plume Labs et ancien de la Mission Etalab, mais comme un problème auquel le numérique peut apporter des solutions. »

Au programme d’abord, une introduction multi-facettes. De Bruno Housset, président de la fédération française de pneumologie, à Gilles Babinet, serial entrepreneur et spécialiste du big data, chacun a rappelé les enjeux de santé publique et de traitement des données de la pollution. Le ton était donné : « Chaque acteur enrichit le discours de l’autre, contribuant à rendre plus concrets à la fois la pollution et les moyens de la limiter. », affirme Sébastien Vray.

Les deux co-fondateurs de Plume Labs ont ensuite officiellement lancé le Plume Air Report, l’appli qui traite des données de 64 villes dans le monde – dont 10 en France-, et propose d’adapter son comportement (sortir, promener le bébé, faire du sport…) à la météo urbaine. Leur « Plume Air Quality Index » se base sur celui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), mais s’adapte aux contextes locaux. La pollution des pays d’Europe, plus réglementée, ne se compare pas toujours aisément aux niveaux extrêmes de pollution de la Chine ou de l’Inde par exemple.

Après la présentation du programme Cleantech Partner d’Autodesk, place à la première session de pitchs pour illustrer la grande variété des initiatives autour de « la vie rêvée des villes ». Côté vélo, Qucit s’engage pour une mobilité plus efficace et écolo à l’aide de prédictions pour usagers et opérateurs pour Vélib alors que Freemoos promeut avec son speed-bike, un vélo électrique connecté qui roule jusqu’à 45 km/h ! On innove aussi pour la voiture : Karos imagine un covoiturage local grâce aux algorithmes quand Drust invente un véhicule connecté, qui favorise la conduite éco-responsable. Glowee ferme la marche avec une innovation prometteuse : l’éclairage urbain bioluminescent. La salle frétille.

Et des projets collectifs inspirants…

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Gilles Babinet, entrepreneur et digital champion pour la France auprès de la Commission Européenne, détaille les liens entre big data, agriculture et pollution. © Plume Labs

On a maintenant un aperçu de ce que les entrepreneurs peuvent faire. Mais les organisations alors ? On change de format pour une table ronde « Numérique et citoyenneté durable ». Claire-Marie Foulquier-Gazagnes porte la voix de Etat à travers la Mission Etalab, qui met à la disposition des citoyens et des entrepreneurs de nombreuses données publiques. Anne-Sophie Novel représente Place To B et sa volonté de se battre contre la « fatigue médiatique » qui guettera les citoyens au moment de la COP21. Latifa Danfakha de Five by Five est venue parler du World Bank Negawatt Challenge, alors que Thomas Kerting, délégué général de la FIMEA (Fédération interprofessionnelle des métiers de l’environnement) insiste davantage sur le besoin de formation et d’information des enseignants et des enfants, pour un nouveau « savoir-air ».

Le plus marquant, c’est qu’ils semblent concorder sur l’idée que nous devons être « Ensemble pour Respirer ». Transition toute trouvée : Sébastien Vray présente rapidement le classement de la pollution établi par son association avec le journal We Demain, suivi de la deuxième session de pitchs, consacrée cette fois à des projets d’innovation collective. L’Urban Dirt Lab proposera une quête de données environnementales pendant Futur en Seine. POC21 veut, lui, en amont de la COP21, prototyper un futur à l’air pur. Mais la collaboration s’incarne aussi dans l’application Optimiam, pour déguster les invendus alimentaires ; dans Navitia, qui révolutionne les déplacements en transport grâce à l’Open data ; ou dans OpenStreetMap, acteur majeur de la cartographie libre et open source.

Le mot de la fin revient au Professeur Carlos Moreno, spécialiste des villes intelligentes. « J’espère que les citoyens deviendront demain des « digizen », pour digital citizens, plutôt que des « zombilics », ces personnes rivées aux réseaux sociaux mais incapables de partager avec leur voisin. », conclut, non sans malice, le Président du Forum Live In A Living City. On l’invite déjà, comme Respire et Plume Labs, à venir imaginer ensemble, au Belushi’s pendant la COP21, une nouvelle manière de parler de la pollution !

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